Cidade de Deus

2026

2026

Affiche

Affiche

L'affiche originale, tout le monde la connaît. Un enfant, un pistolet, de la violence plein les yeux. J'ai fait le choix inverse : montrer ce que le film contient aussi, et que personne ne met en avant.

Le besoin

L'affiche originale de Cidade de Deus est puissante, mais elle ne raconte qu'une partie de l'histoire. La plus brutale. La plus visible. Mais le film, c'est aussi de la douceur, de l'amour, et l'envie désespérée de s'en sortir.

La solution

Une affiche alternative qui prend le contrepied. Minimaliste, apaisée, presque fragile. Avec cette image devenue emblématique : Buscapé et Angélica, de dos, face à la mer. L'autre vérité du film.

L'original te met une arme sous le nez. Moi, je t'emmène à la mer.

Cidade de Deus, c'est l'histoire de deux trajectoires qui partent du même endroit et n'arrivent pas au même bout. Petit Zé prend les armes. Buscapé prend des photos. C'est ça, le vrai sujet du film : comment on choisit son chemin quand on n'a presque pas le choix.

La scène avec Angélica, c'est un des rares moments de légèreté du film. Un instant suspendu, presque irréel, où la violence disparaît et où il n'y a plus que deux personnes face à l'immensité. C'est cette image-là que j'avais envie de défendre. Pas parce que le reste n'existe pas, mais parce que c'est souvent ce qu'on oublie de montrer.

Tout a été construit en opposition à l'original. Pas de noir, pas de tension, pas de composition agressive. Un fond jaune pastel qui évoque la chaleur brésilienne sans la brûler. Un bleu qui rappelle la mer, le ciel, l'horizon possible. La typo massive en VO rend au film son titre d'origine, celui qu'il mérite.

Le texte descriptif suit une forme d'escalier ascendant, chaque ligne monte un peu plus haut que la précédente. Rien d'anodin. Dans les favelas, les escaliers ça monte, ça grimpe, ça s'échappe. Et c'est exactement ce que fait Buscapé dans le film : il s'élève, grâce à l'image, grâce à son appareil photo. L'escalier ici n'est pas décoratif. C'est une direction.

Une même histoire peut avoir plusieurs affiches. Celle-ci raconte la partie qu'on oublie trop vite.

On est aussi là :

manu studio

© 2026 Manon Depoisier

DA & Graphiste freelance | Paris & remote

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